Quelques éléments à propos de l'histoire
du quartier du Canon d'Or :

Recherche sur l'histoire du quartier du "Canon d'Or"
Le but est de reconstituer l'histoire de notre quartier, de réunir des documents photographiques, etc...


La démolition de l'église Saint Gérard (Novembre 2004)

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Etonnant ! Le quartier avant l'urbanisation
Les Chateaux de la Rue de Lille

Avant la construction du lotissement du Canon d'Or :
Des pâtures, des vaches, des arbres

Le Castel Fleuri
Document aimablement fourni par Monsieur Facomprez

La rue de Lille comprenait 11 châteaux du château Vandracq (saut du loup) au château Wannenbroucke en face de la rue Mabille de Poncheville.

Quant au castel saint Gérard il ne faut pas le confondre avec le castel fleuri qui se trouvait au débouché de l'avenue Becquart et date de 1883 sur les ruines d'un château médiéval dont les douves ont été rebouchées dans les années 1960 après rectification de la rue de Lille.

Le castel saint Gérard date des années 1880 également. Il a été bâti par M. Masclet qui l'a cédé à l'avocat Isidore Pottier (celui qui a créé l'avenue Pottier en 1885). A sa mort sans doute en 1895, sa veuve cède le château à Gustave Nuytten (le père de Pierre Nuytten) et il devient le château Nuytten dont nous avons des plans. Le château s'ouvrait sur un parc par un perron majestueux et une loge de concierge. La propriété est vendue (cédée?) en 1941 à la paroisse saint Gérard et est utilisée par les écoles catholiques. Le château Castel saint Gérard est détruit accidentellement en 1968 (photo Voix du Nord) et les préfabriqués apparaissent en 1970. Le centre culturel du canon d'or peut naître. Elle devient propriété de la ville en 1983.

Le château du site Delcampe est le castel fleuri...
Texte de Claude Reynaert

L'histoire du quartier

Le Canon d'Or, un quartier d'employés.

Décrit par F. CHON, dans ses promenades lilloises en 1886, comme "lieu de verdoyantes prairies où paissent de superbes bestiaux, orgueil de notre Flandre. La route sinue de Lille à Lambersart, ondulant au milieu des guinguettes, des jeux d'arc, des jardins et des maisons bourgeoises". Ce lieu, issu du fief de la Cueillerie, doit son nom aux cabarets et les guinguettes accueillants où l'on peut goûter la bière locale "au canon d'or" ou au "canon d'argent".
Des châteaux comme le château d'Houchin (château et cabaret) ainsi que des villas superbes rue de Lille à la belle époque perdurent jusqu'en 1960 dans ce quartier qui attire rapidement une population friande de bon air mais aussi apprécie la proximité immédiate de Lille et de Saint André.
De nombreux militaires de la citadelle s'établissent dans ce quartier limitrophe. La population s'étoffe lorsque des petites entreprises artisanales s'y installent (brasserie Saint Antoine rue de Lille, petits commerces) ce qui suscite un nouvel essor de la population mi-ouvrière, mi employé. Des lotisseurs comme le maire Bailly, pépinièriste, ou Pottier, avocat, sont éà l'origine du développement considérable de ce quartier (Auguste Pottier ouvre en 1885 l'avenue qui porte son nom).
Cette pression démographique pose le problème du développement d'infrastructures indispensables aux habitants. La création de la ligne de tramway X en 1907 est un autre signe du développement du secteur désormais populeux. L'église Saint Gérard, bâtie en 1908 sur un terrain donné par madame Legrand, permet aussi de bâtir le presbytère et la rue Saint Gérard.
En 1908, Monsieur Bailly trace dans sa pépinière les avenues Jussieu, Le Nôtre et Bailly-Ducroquet et dégage le passage vers le Bourg par l'avenue Becquart (ancien petit chemin de Lambersart).
C'est après la première guerre mondiale que de nouveaux lotissements ont prolongé l'avenue Pottier et permis la création de l'avenue de la République et son annexe l'avenue des acacias (Picavet) rejoignant ainsi l'avenue Derville (maréchal Leclerc) non sans difficulté à cause des conflits entre propriétaires.
De même la construction d'un boulevard menant de l'avenue du bois à l'avenue Derville ne voit pas le jour malgré la volonté du maire Georges Petit, seule subsiste de cette volonté la place de la République qui favorisa l'implantation dune école de garçons, l'école Albert Samain.
La loi Loucheur permet de développer complètement le quartier, notamment avec des maisons d'habitation (HBM) avec un avant jardin.
Ce quartier, densément peuplé, bénéficie d'une architecture très diversifiée où les architectes ont travaillé les façades avec harmonie et originalité.

Texte de Claude Reynaert